Le top 10 des œuvres de la Grèce antique!

Publié le : 06 novembre 20205 mins de lecture

Guerrier déchu, du Temple d’Aphaia (c 480-470 av.

Il y a un pathétique tragique à cette puissante sculpture d’un héros mourant d’un temple sur l’île grecque d’Égine. La tragédie est un concept grec. Les tragédies de Sophocle, Euripide et Eschyle sont toujours exécutées. Cette statue montre un homme fort, héroïque et déchu dans son dernier souffle.

L’autel de Pergame (180-160 avant JC)

L’art grec classique a changé rapidement, également en raison des guerres et des transformations qui ont traversé la Grèce elle-même. Dans ce qu’on appelle l’ère hellénistique, l’art est devenu beaucoup plus émotionnel, sensuel et théâtral. Les sculptures furieuses sur l’autel de Pergame – que l’on peut voir au musée de Berlin – sont remplies de passion et de drame psychologique.

Les bronzes de Riace (460-420 avant JC)

Ces immenses statues trouvées dans la mer au large du sud de l’Italie en 1972 sont très importantes car peu de statues en bronze grecques originales survivent. La plupart des nus classiques dans les musées ont été sculptés dans du marbre à l’époque romaine, comme des reproductions des originaux en bronze. Ici, nous voyons la vraie majesté de l’art grec à son âge classique, datant du 5ème siècle avant JC

Déesses du fronton est du Parthénon (vers 438-432 avant JC)

Assises et allongées d’une manière très gracieuse, ces déesses sculptées dans le marbre pour le Parthénon à Athènes sont parmi les formes humaines les plus belles et mystérieuses jamais créées par l’homme. L’artiste crée avec une grande habileté les feuilles qui recouvrent leur corps, comme si elles étaient réelles. Des vêtements similaires, richement structurés, nous les retrouverons peints par Léonard de Vinci, un millénaire plus tard. Ce sont des déesses de rêve.

Métope du Parthénon (c 447-438 BC)

La violence est un thème récurrent pour les artistes grecs anciens. En grandissant avec le mythe de la guerre de Troie et en découvrant la réalité des guerres avec la Perse et entre les villes grecques elles-mêmes, les artistes classiques ont trouvé de nouvelles façons de montrer le conflit. Cette lutte humaine contre un centaure, sculptée pour le Parthénon d’Athènes, est étonnamment vraie, pour ses détails et l’énergie dynamique qu’elle dégage.

Statue de Zeus ou Poséidon (vers 470 avant JC)

Cette majestueuse statue de bronze, qui se dressait au fond de la mer de Grèce, transmet toute la magie de la mythologie grecque. Le dieu – probablement Zeus, seigneur de l’Olympe – est pris en train de lancer des éclairs. Son corps est chargé de puissance divine, et pourtant, c’est un corps humain, ni colossal ni éthéré, mais le miroir de nous-mêmes. Les dieux grecs sont humains, trop humains, et leurs querelles provoquent des guerres et des souffrances dans le monde.

Le vase Siren (480-470 avant JC)

Dans l’Odyssée d’Homère, l’un des poèmes épiques fondateurs de la littérature grecque, Ulysse aspire à entendre le chant séduisant mais dangereux des sirènes qui attirent les marins vers la mort. Ensuite, tout son équipage se bouche les oreilles et Ulysse est fixé à un poteau. Cette puissante peinture de vase capte la tension, Ulysse se faufile loin des cordes qui le lient, tout son corps est angoissant, la tête levée pour écouter, ravi par le chant des sirènes.

Le conducteur de char Motya (vers 350 avant JC)

C’est l’une des statues grecques les plus surprenantes à nous venir, car elle en révèle beaucoup sur la charge érotique du nu grec. Ce jeune homme n’est pas techniquement nu, mais il porte une robe moulante qui, au lieu de cacher son corps, met en valeur chaque contour. Les statues grecques sont des portraits de la beauté humaine, censés être passionnants et nobles. Cet athlète se présente comme un triomphe de la sensualité.

Coupe d’Exekias (vers 540 avant JC)

Dionysos, dieu du vin et de la folie, est ici sur son voilier, entouré de dauphins. Une partie du charme de l’art grec est que ses thèmes ont été repris par les artistes au fil des siècles, tout comme les mythes de cette culture passée ont été continuellement redécouverts. Ainsi, cette image de Dionysos peut être comparée aux représentations ultérieures du dieu du vin par Titien, Michel-Ange ou Cy Twombly.

Masque d’Agamemnon (1550-1500 avant JC)

Lorsque l’archéologue Heinrich Schliemann découvrit ce masque d’or à Mycènes en 1876, il ne doutait pas qu’il s’agissait du masque mortuaire d’Agamemnon, le roi qui dirigea les Grecs dans la guerre de Troie, pour être assassiné à son retour à Maison. Bien sûr, il n’y a aucune preuve de cela, mais c’est l’un des visages les plus intéressants et les plus caractéristiques de l’art grec.

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