L’apogée de la peinture à la renaissance : Des maitres inoubliables !

la peinture à la renaissance

La renaissance couvre une période de deux siècles durant lesquels la peinture s’exprime différemment selon la région, l’école picturale ou le contexte politico-social. Ce vaste mouvement est généralement divisé en trois périodes : la première renaissance (1400 – 1500), la renaissance classique (1500 – 1520) et le maniérisme (1520 – 1600).

A partir du XVe siècle, les arts ne poursuivent plus, comme jadis, des voies parallèles et dans chaque pays leur histoire prend une allure et une direction différentes : art italien, art flamand, hollandais, allemand, français, espagnol, autant de chapitres nettement séparés de la grande histoire générale, où se réalisent, sous l’empire de conditions et d’idées quelquefois opposées, des idéaux divers. Partout la peinture s’affranchit de l’architecture et prend une place prépondérante Elle devient, aux mains des artistes, l’instrument le mieux adapté pour exprimer toutes les nuances de l’inspiration personnelle. C’est qu’en effet, au-dessus du renouvellement général de la vie scientifique, sociale et littéraire, l’individu renait au contact des lettres anciennes et des nobles humanités, il entre en scène, avec la conscience croissante de sa valeur propre et de son émancipation, et il apporte dans l’œuvre d’art un élément nouveau et dominant; au-dessus du style régnant, on voit désormais émerger a chaque époque la figure de quelque grand artiste qui est venu donner de la vie et de la beauté, de la légende et de l’histoire, une interprétation personnelle. De Donatello à Vinci, et de Vinci à Michel-Ange, de Quentin Matsys et Dürer à Rubens et à Rembrandt, chaque grand artiste crée un monde à l’image de son intime idéal. Les connaisseurs et les délicats ne lui demanderont plus désormais de leur fournir une représentation canonique et édifiante de telle ou telle scène sacrée, ils iront chercher dans l’œuvre d’art une interprétation vivante et expressive, éloquente ou passionnée, manifestant une façon personnelle et persuasive de voir ou de rêver la vie. Le domaine de l’art s’élargit de plus en plus : il embrasse la légende antique en même temps que la légendé sacrée, et fait revivre sur les murs du Vatican les divinités de l’Olympe et les muses du Parnasse à côté de la Dispute du Saint-Sacrement. D’autre part, il s’empare de la nature entière; une scène de tabagie, une simple chaumière, un intérieur bourgeois, la réalité la plus humble et la plus frivole sont admis dans son giron, pourvu qu’un véritable artiste se laisse persuader de les peindre.

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Pour en savoir plus :

histoiredelart.net/courants/la-renaissance